Netev#3 – Camiers/Sainte-Cécile – 10/06/2017 : En file indienne pour ramasser les déchets

Bonjour à tous et à toutes.

Samedi 10 juin, dans la commune de Sainte-Cécile-Plage, dépendant de Camiers, au nord d’Étaples. Station balnéaire de la Côte d’Opale, moins connue que Le Touquet certes, mais qui jouit d’une réputation locale et chez nos amis belges – qui en font souvent la promotion dans les publicités touristiques d’Outre-Quiévrain.

Nous avons été conviés par l’Office de Tourisme de Camiers/Sainte-Cécile/Saint-Gabriel et le Parc Naturel Marin des Estuaires Picards et de la Mer d’Opale, pour organiser cet événement dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Océan. Normalement, cette journée se déroulait le jeudi 8 juin, mais, en pleine semaine, le nombre de personnes sensibilisées aurait été proche de zéro. Ainsi, nous avons « célébré » cette journée durant le week-end.

Il est 9h. Le parking est presque vide et les rues sont calmes. Le sommeil a encore de nombreuses personnes dans ses bras. Quelques sons pourtant troublent l’ambiance, du matériel est déchargé : chaises et tables se retrouvent dans la grande tente mise en place sur l’esplanade. Thomas, Jean-Baptiste et Vincent mettent en place les affiches et les meubles avant que les premiers bénévoles arrivent.

Les personnes travaillant à l’office de tourisme viennent nous voir, guidant les premiers arrivants. Nous sommes juste en face du bâtiment de l’Office, tout besoin pourra ainsi être réglé rapidement. Nous avons terminé l’installation, juste à temps pour accueillir nos petites mains.

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Enfants et adultes prennent place autour des tables, afin d’écouter les habituelles mesures de sécurité et les informations sur les déchets. L’Institut Médico-Éducatif de Camiers est venu avec ses patients, qui sont enjoués à l’idée de ramasser des déchets. Les indications particulières sur les médicaments, les seringues, le verre cassé et les produits chimiques retiennent l’attention, surtout avec les enfants et les patients.

Le discours est assez bref, la plupart des questions seront posées durant le nettoyage. Vincent et Jean-Baptiste vont jouer les guides, pendant que Thomas aiguillera les « retardataires » vers la plage où l’action se déroule. Gilet rouge pour le premier, sac de randonnée et bâton à pique pour le second, ils vont amener tout le monde vers le point le plus haut, pas loin de l’estuaire du Ruisseau Crevé.

Un petit arrêt à la tente de l’association, installée à l’entrée de la plage, pour expliquer les raisons des nettoyages de plage que nous faisons. Les images fascinent les enfants, les adultes posent les premières questions sur nos découvertes : Quel déchet retrouve-t-on le plus ? En quelle quantité ?… Mais le temps file à toute vitesse, il va falloir y aller.

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Le groupe se distribue en file indienne, telle une procession, où chacun discute. N’importe quel déchet retrouvé ou objet décelé est le départ de longues explications sur le type, l’origine géographique et l’utilité. Au départ, nous devions aller à vide jusqu’à l’estuaire et retourner en ramassant, mais la majorité est pressée de nettoyer.

Chaussures, morceaux de filets à moule ou de pêche, emballages plastiques, bouchons, bouteilles en verre, palettes… Tous ces objets montrent la double fonction de cette partie de la Côte d’Opale, entre industrie de la pêche et le tourisme. La quantité n’est pas grande, plutôt dispersée, quelques objets dans la laisse de mer mais il faut aller plus vers les dunes pour en retrouver d’autres. Durant deux heures, tout le monde a fait des génuflexions ou se sont abaissés pour chercher le déchet parfois millimétrique.

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De la paraffine est également dans nos sacs, survivantes de l’échouage d’octobre 2016, et va augmenter la masse de déchets. Au total, 8 kg de ce produit seront récupérés en ce jour. Les patients de l’IME repartent un peu avant nous, Vincent est parti accompagner des personnes qui sont allés nettoyer les bords du Crevé, Jean-Baptiste est en train de présenter l’association à d’autres personnes.

Mais il est temps de rentrer. Les sacs sont récupérés par un bulldozer, mis dans la pelle pour éviter le transport sur de grandes distances. Néanmoins, une palette a du être ramenée, 24 kg de bonheur à traîner dans le sable. Mais nous sommes arrivés à destination pour midi. Au niveau de la tente principale, la pesée commence avec les bénévoles qui marchent d’impatience de connaître le résultat.

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Celui-ci tombe rapidement : 125 kg ramassés le matin. Une plage assez « propre » mais la quantité n’est qu’une donnée, ne montrant pas toute l’ampleur du travail (notamment lorsque la plage est touchée par les micro-déchets, le volume et la masse ne sont pas importantes mais la quantité de travail et d’objets l’est quant à elle). Ce tas rend perplexe les personnes qui regardent, lorsqu’ils se rendent sur la plage. Les enfants regardent la laisse de mer recomposée, les échantillons avec les micro-déchets, les documents mis à la disposition du public. Nous remercions les personnes qui se sont déplacées et qui repartent à leur domicile, nous espérons les voir pour une prochaine action dans le coin.

Une petite pause déjeuner et l’après-midi, nous continuons. Plus de monde sur la plage mais un petit groupe, armé de pinces et de sacs poubelle, descend cette fois-ci vers le sud de Sainte-Cécile pour s’attaquer aux enrochements. Là, c’est encore plus sportif car il faut récupérer les déchets dans des trous minuscules et pas toujours à fleur de plage.

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Une scène immonde de verre cassé, dont la majeure partie est issue d’un jeu idiot : mettre des pétards dans des canettes en verre. Les alentours du bunker sont truffés de tessons, rendant la zone inaccessible pour toute personne sans chaussures. Et cela fait un certain temps que cette situation perdure, selon un des bénévoles de la ville. Des sacs remplis de déchets de nourriture et de leurs emballages sont retrouvés, avec des filets et des bidons. Un gros parmi ces derniers, avec comme contenu de l’eau de mer, compose la collecte de l’après-midi et également une nouvelle palette.

Mais comme pour le matin, il est temps de rentrer pour pouvoir écouter Mme Deschamps, la conteuse professionnelle. Qui, justement, venait d’arriver sur la plage. Une pesée rapide ajoute 30 kg de déchets au total, ce qui nous donne :

155 kg de déchets ramassés.

Un chiffre honorable, sur une action dédiée à la sensibilisation et à la découverte d’un nettoyage de plage. Le goûter est mérité et quoi de mieux que d’entendre des histoires sur la mer, pour finir cette journée ?

Les touristes s’arrêtaient, étonnés de voir et d’entendre une femme raconter des légendes, des anecdotes et des récits locaux ou non. Une histoire marquante comme celle du forestier vietnamien Môc qui n’avait jamais la mer et qui va la découvrir de façon remarquable. La dernière heure est consacrée à cette écoute de littératures diverses et variées, avec un public qui grandit au fur et à mesure, curieux d’entendre les aventures mythiques ou rocambolesques des personnages.

Il est 16h30. C’est terminé. Sainte-Cécile aura vu passer des bénévoles locaux, qui ont pu apprécier le cadre et nettoyer les petites imperfections de plastique et de verre qui enlaidissaient le paysage.

Prochain nettoyage : Dimanche 11 juin, à Wimereux, sur la plage de la Rochette, à 14h30 – Sixième JAC de l’année.

Écologiquement, les ami-e-s.

 

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